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La description du moi inconscient élaboratif est analysée au regard des travaux de Freud et de Bion. La dimension heuristique est illustrée par des rêves de patients du rapporteur Michèle Van Lysebeth-Ledent. Ils succèdent à la survenue, chez l'analyste, d'incidents aléatoires notamment à l'occasion de séparations. Cette recherche s'inscrit dans un courant psychanalytique contemporain qui souligne la non-linéarité des processus et les facultés auto-organisatrices de la psyché. Il en résulte une intrication, créatrice de nouveau, entre les découvertes des pionniers et les apports originaux qui s'appuient sur la notion de complexité, inconnue par Freud au moment de l'éclosion de la psychanalyse. Nouveauté et traditions seraient alors enchevêtrées.