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L'association Psychanalytique de France consacre une première partie de son Annuel 2016 à Guy Rosolato, donnant ainsi son titre à l'ouvrage, avec en sous-titre : « passeur critique de Lacan ». Une seconde partie publie leurs « entretiens de psychanalyse » de décembre 2014. Jean-Claude Rolland et Bruno Karsenti traitent la question qui leur est proposée : « Nous autres ». Une troisième partie, intitulée « Travaux » publie « Une langue venue de Vienne » de Dominique Blin, dans laquelle l'auteure déploie sa passion pour l'analyse, et la difficulté de sa transmission - « transmission » de l'analyse : peut-être bien le fil rouge de l'ensemble du volume.
Le premier mérite de ce bel ouvrage est de remettre la pensée de Rosolato au travail. Patrick Merot, « En ouverture », et Dominique Suchet, dans une « Introduction », nous en donnent le goût. Ce goût à la bouche, le mieux sera peut-être alors d'aller au cœur du livre : « Notes psychanalytiques sur le vol et la dégradation des œuvres d'art » de Rosolato lui-même (p. 115-121) - un écrit de circonstance, une première fois publié en 1974 sous l'égide de l'UNESCO dans Muséum. Car c'est d'une façon tout à fait amusante que nous sommes invités à dépoussiérer les notions que Rosolato nous a léguées et dont nous retrouvons ainsi l'usage : l'oscillation métaphoro-métonymique, le signifiant de démarcation, l'objet de perspective, la relation d'inconnu - pour ne citer là que les plus célèbres. Non pas que ces notions soient explicitées. Elles s'y incarnent, plutôt, sans d'ailleurs toujours être citées. L'identification au plagiaire ou au vandale, les deux sujets de cet article, y trouve sa force, intemporelle et tellement actuelle (pensons au destin de Palmyre), mais aussi, à la faveur de son élaboration, la voie d'un renoncement. Passeur de Lacan, Rosolato l'est ici d'une certaine façon, ni vandale, ni plagiaire : le signifiant ne peut plus se réduire à l'absence de l'affect, comme on l'entend trop communément, et surtout quand il de