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Ce numéro, coordonné par Jean-Bernard Chapelier (formateur au sein du CIRPPA), est consacré à l'usage thérapeutique de la dimension groupale. Ainsi que le précise celui-ci dans son introduction,
Actualité des psychothérapies de groupe à l'adolescence,
cette pratique est extrêmement répandue, pour des raisons cliniques, mais parfois aussi d'opportunité (intérêt d'un professionnel, possibilité de suivre plus de patients à la fois, en ces temps de pénurie…). Les premières, plus avouables, tiennent tout particulièrement à l'enjeu de lien social à cet âge, lui-même directement consécutif au travail de séparation-individuation d'avec les parents. Toutefois, les groupes thérapeutiques d'orientation psychanalytique, dont parlent ici les auteurs, comme on le verra abondamment dans les différents textes, n'utilisent pas ce cadre exclusivement dans une visée de « socialisation », bien au contraire pourrait-on même dire au vu de ce qui est parfois décrit. Ce dispositif, ainsi qu'on va le rapporter, est le plus souvent propice à des mouvements régressifs d'une rare crudité (beaucoup plus marqués qu'en traitement individuel), dont il est alors nécessaire de rendre compte, ce qui est néanmoins assumé, voire recherché, pour ses vertus thérapeutiques possibles, dans des pathologies narcissiques sévères peu accessibles autrement.
La contrepartie en est l'exigence d’élaboration théorique, pas toujours présente en pratique ainsi que le dénonce l'auteur, bien qu'incontournable pour lui. Elle a en revanche toute sa place dans l'ensemble des contributions du présent volume. Dans cette introduction, nous retiendrons en particulier la distinction entre psychothérapie dans le groupe, psychothérapie dans et