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Ces deux numéros sont consacrés à Donald Winnicott. Un très bel hommage à celui décrit comme un créateur d'idées qui nous parle d'une psyché en mouvement permanent, sans cesse revisité par l'expérience, jamais figée, parfois paradoxale. L'ensemble des textes de ces deux numéros, alliant clinique et théorie, confirme cette représentation. Nous nous excusons par avance auprès des auteurs de ne pas pouvoir rendre compte ici de l'ensemble des contributions de ce travail très intéressant. Nous essayerons de donner un aperçu de ces deux volumes et inciterons le lecteur à découvrir les autres textes. Pour rendre hommage à cet auteur anglo-saxon, le premier volume est intitulé « Actualité de Winnicott » et le second « Le transitionnel dans la cure ».
Il est toujours bon de revenir aux sources et nous avons choisi quatre petits textes inédits de Winnicott, traduits en français, et commentés par Jean-Baptiste Desveaux. Ce dernier, en plus de la traduction, les contextualise par rapport aux mouvements au sein de la psychanalyse et les met en lien avec des événements de la vie de Winnicott, entre 1954 et 1964, époque où les textes ont été écrits. Nous retrouvons avec plaisir dans ces inédits le style d’écriture à la fois simple et complexe de l'auteur.
Dans « Le jeu du Squiggle », Winnicott définit le dispositif du jeu, devenu si familier maintenant. Il est agréable de voir l'importance qu'il donnait à établir une relation humaine touchante, naturelle et libre avec le patient, dans le but de lui permettre de s’étonner de sa propre production. Il décrit et propose la base de la technique de la psychothérapie qu'est le jeu. Winnicott explique : « La psychothérapie se déploie au chevauchement de deux aires de jeux, celui du patient et celui de l'analyste. » Pour cela, soit le patient sait déjà jouer, soit le thérapeute doit rendre l'enfant capable de le faire. Et il souligne : « Dans les deux cas on présume que le thérapeute sait jouer et sait prendre du plaisir