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Nouvelles considérations sur la théorie, la technique et l'affect dans l'analyse d'enfants : deux cas de prélatence (Paul C. Holinger - Chicago - p. 1279-1297)
Voici deux psychanalyses d'enfants présentant des pathologies graves. Sammy, quatre ans et demi, présente un retrait important. Au départ d'une baby-sitter très investie, il arrête de parler et perd son contrôle sphinctérien. Il se confine à son domicile et centre ses peurs sur une publicité violente et sur la police. Le début de l'analyse se fait avec très peu de paroles. Il joue avec différentes figurines qui catchent. Ce que lui dit l'analyste ne retient pas son attention. Aussi ce dernier participe plutôt par le mouvement et l'onomatopée. Puis, il introduit des commentaires sur les sentiments prêtés aux personnages : « Il est en détresse… Il est fou… Il est en colère ». L'enfant suit et introduit ses propres sentiments : « Je suis fou… Je me sens très bien… Nous avons gagné… Je suis en colère… ». Pendant longtemps l'interprétation des défenses et des pulsions (agressivité, sexualité) est directement rejetée par l'enfant (« Parle à ma main, pas à ma tête… »). Deux ans après le début du traitement viendra le temps d'interpréter le transfert, l'acte manqué, le conflit intérieur. En parallèle, la vie de Sammy rentre dans la normale des relations familiales, des amitiés, des activités et de la scolarité de son âge.
David, cinq ans, lui, est hors de contrôle, agité, violent. Il se défroque volontiers pour péter au nez de sa mère, etc. Le début du travail se fait dans