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Depuis 2007, l'Association Psychanalytique de France publie chaque année un choix de travaux, rassemblant les communications de divers colloques ou journées de travail. En 2017, « La liberté en psychanalyse » décline, selon l'humour de son sous-titre « Liberté-égalité-sexualité », trois chapitres. Le premier, « Liberté », rassemble les communications, et leurs discussions, d'une journée consacrée à ce thème. Le second, « Égalité », rassemble les communications d'une journée consacrée au thème de la « domination masculine ». Le troisième, « Sexualité », est un dossier réflexif, bibliographique et historique sur la question de « l'homosexualité » cachée, déclarée, refusée, tolérée, officiellement acceptée… du psychanalyste.
« Liberté conditionnelle » de Laurence Kahn se lira comme un superbe contrepoint clinique donné à son fameux et récent ouvrage : Le Psychanalyste apathique et le patient postmoderne. Clinique, car l'auteure y donne une lecture « clinique » de Freud et de sa pratique, à commencer par « Dora ». On se souviendra de ces deux phrases : « Vous savez que vous avez toujours la liberté de partir. Mais aujourd'hui nous allons encore travailler. » (Dernière séance de Dora) ; puis « Je ne sais pas quelle sorte d'aide elle voulait me demander, mais je lui promis de lui pardonner de m'avoir privé de la satisfaction de la libérer plus radicalement de sa souffrance. » (Quand Dora revient voir Freud deux ans plus tard). La teneur « hallucinatoire » du départ de Dora, comme de celle de l'élan de Freud tout à sa découverte des liens entre rêve et hystérie, se paye d'un point aveugle bien connu dans cette