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L'Amour, thème de ce numéro de la revue.
Présentation de la préface de cette revue et de trois articles intéressants.
Les éditorialistes, Angelika Ebrecht-Laermann, Elfriede Löchel, Bernd Hissen et Johannes Picht commencent par les quelques rares réflexions de Sigmund Freud sur l'amour, alors qu'il lui a accordé une très grande importance dans la psychanalyse. Sans vouloir entrer ici dans les détails je vais vous fournir un très bref résumé de ses remarques sur ce grand thème qu'est l'amour. Ainsi il écrit (en 1930) que l'analyse est une guérison par l'amour ; qu'elle ne pourrait pas se passer de cet amour qui conduit toujours à la réédition d'anciens amours de l'enfance ; ce qui ne le disqualifie pas, précise-t-il, car la réédition d'anciens amours est l'indice fondamental de tout amour. L'amour est un sentiment, une émotion, et un état d'âme qui nous fait souffrir ; nous ne sommes jamais aussi dénués de protection contre nos souffrances que lorsque nous aimons. Rien ne nous met dans une détresse aussi absolue que lorsque nous avons perdu l'amour de notre objet aimé, écrit Freud en 1930. Déjà en 1915 il s'intéresse à l'impact de l'amour en analyse. Le couple analytique subit de fortes résistances et inhibitions dans son élan pour libérer l'amour, pour le laisser agir. Toutefois la résistance à l'amour transférentiel et contre-transférentiel ne change rien, dit-il, car ce n'est pas la résistance qui fait exister l'amour, la résistance rencontre l'amour qui existe avant elle, et elle tente de se servir de lui.