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Le dernier livre de Jean-Luc Donnet, Dire ce qui vient - Association libre et transfert, nous plonge dans la poursuite de ses réflexions sur la méthode psychanalytique et ses implications au plan théorico-pratique. C'est aussi une réflexion après coup qui, à partir des textes freudiens, s'est déployée tout au long de son œuvre, riche et dense, ouverte aussi sur l'évolution de la psychanalyse contemporaine.
Dire ce qui vient met en perspective un questionnement qui ne cède en rien à la complexité de la méthode : les effets qu'elle produit au niveau des processus intra- et interpsychiques, mais aussi les perturbations qu'elle subit face aux forces qui animent la vie psychique et qui se jouent au sein de la situation analytique.
S'il est vrai que, dans la pratique, la méthode est « trouvée-créée » tout au long de la cure, elle a aussi son ombre portée et ses achoppements. Donnet en dessine les contours, en souligne les ambigüités, les contrastes et les paradoxes, qu'il met au travail dans son investigation, ce qui lui permet de saisir la manière dont cela se manifeste dans la séance. C'est l'écart théorico-pratique qui permet l'oscillation entre théorie et découverte, lien - et écart - qui s'avère complexe. Si la théorisation naît de la pratique, celle-ci s'étaye sur les acquis théoriques. L'écoute de l'analyste - que Donnet qualifie de métapsychologique - donne toute sa place à l'appréhension de l'inconnu dans l'expérience de la séance. Et il donne à l'écart théorico-pratique une valeur