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Voici un livre qui peut servir de référence à tous, psychologue ou psychiatre, voulant plonger ou replonger dans le domaine des neurosciences. Paru en 2002, il a été publié en français en 2015, il est préfacé par le regretté Oliver Sacks, neurologue et écrivain new-yorkais renommé pour ces romans rendant la neurologie et surtout les troubles neuropsychologiques à la portée du grand public.
Ce livre n'est, par contre, pas « grand public », car il est technique et s'appuie directement sur la littérature neuroscientifique. Et la question pourrait être : comment la psychanalyse peut-elle se ressourcer dans les avancées neuroscientifiques, dans la lignée de Freud et de ses références permanentes à la science ? Dans cette idée, lancée dans la fin des années 1990, la neuropsychanalyse, sous l'impulsion de Mark Solms, Edward Nersessian et plusieurs autres dont Olivier Turnbull, co-auteur de ce livre, définissaient une zone de transition entre le savoir psychanalytique et les neurosciences. Il reformulait la réflexion de Freud au début de sa carrière, quand il reprenait les écrits neuro-anatomiques et histologiques de Meynert dans l'Esquisse, pour mieux s'en détacher ensuite.
Il y a des points, constantes de recherche entre les écrits de Freud et ceux de Solms.
La première constante est la primauté du rêve, première recherche de Solms, à partir de patients cérébrolésés. Le rêve a permis à Freud de sortir de l'anatomophysiologie neurologique en associant librement sur le contenu du