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Discret disciple de Sigmund Freud, homme de l'ombre et psychanalyste de terrain, Paul Federn fut l'un des seuls à avoir conservé une relation stable avec Freud et à lui avoir toujours témoigné sa fidélité, sans pour autant renoncer à sa créativité personnelle. Cet ouvrage rassemble deux articles de Federn, traduits pour la première fois en français, et nous permet de découvrir une pensée analytique subtile et dynamique, développée dans un style clair et ludique.
Fruit du travail d'un groupe de recherche dirigé par Florian Houssier, l'introduction nous plonge dans le contexte historique de l'époque et permet de commencer à découvrir l'homme qu'a été Federn ainsi que sa relation avec Freud et la psychanalyse. Pédagogues, les auteurs développent les grandes lignes de la théorie de l'auteur, qui a particulièrement travaillé sur une métapsychologie des limites. En effet, précurseur de ce que Didier Anzieu nommera le Moi Peau et le Moi Pensant, Federn a mis l'accent sur les frontières du Moi et leurs transformations. Selon lui, les expériences subjectives provoquées par la rencontre entre réalité extérieure et réalité intérieure sont à l'origine de modifications permanentes des frontières du Moi. Ces frontières concernent autant les limites entre le dedans et le dehors que celles entre le corps et la psyché ou encore celles entre le conscient et l'inconscient, Federn avait ainsi une conception dynamique de la psyché, accordant autant d'importance au corps qu'à la psyché et aux impacts de l'environnement.
Il a introduit une métapsychologie « phénoménologique du Moi » dans la mesure où les moteurs du mouvement et de la transformation permanente des frontières du Moi sont les affects et les pulsions. Le Moi est entendu comme