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« La synchronisation alpha comme modèle cérébral des défenses inconscientes : une synthèse des travaux d'Howard Shevrin et de son équipe » (p. 1443-1473), d'Ariane Bazan (Bruxelles).
Véritable tour de force, ce texte est un concentré des travaux de Shrevrin, psychanalyste et chercheur en neurobiologie (Ann Arbor, Michigan). Idée directrice : des corrélats biologiques existent qui soutiennent les hypothèses formulées par les psychanalystes sur les défenses inconscientes, et réciproquement. Des critères de convergence inter-juges psychanalystes et non analystes ont été sélectionnés pour sonder différents domaines. Différentes expériences et enregistrements ont été effectués. Et ils ont montré des résultats étonnants. Des mots étaient proposés, qualifiant (a) un conflit inconscient ou bien (b) une situation phobogène, sociale par exemple. Ils étaient proposés (a, puis b) à un intervalle de 1 000 ms selon deux durées : 1 ms, ou 6 ms ou plus. Or il existe des « ondes alpha » cérébrales que l'on peut recueillir en extérieur et qui témoignent d'un processus aspécifique d'inhibition. Ces ondes sont comme une lance à incendie dirigée contre un processus naissant dont il faut inhiber la propagation et la constitution en réseau. Pour stimuler un conflit inconscient (a), dont témoignera la mise en branle de ces ondes, il faut proposer des stimuli infraliminaux (les stimuli supraliminaux, eux, ne peuvent obtenir cet effet). Et pour stimuler la mise en route d'ondes alpha en évoquant (ensuite) une situation phobogène (b), c'est l'inverse qui se produit : seule une stimulation supraliminaire peut le faire et non une infraliminaire. Un nouage subtil à la fois avec les notions récentes des neurosciences et du modèle freudien - déjà