You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
« Car j’ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles ! »
En soustrayant l’analyste au regard du patient, Freud inventa le dispositif de la cure classique. Pourtant le regard n’en garde pas moins une importance capitale, tant dans le champ de la clinique que dans celui de la théorie, une importance en appui sur le rôle qu’il joue dans la culture, depuis la Grèce ancienne jusqu’aux manifestations les plus récentes des arts. Dans la tradition des portraits notamment, le regard témoigne des ambiguïtés du visible, tout ensemble séduisant et dangereux.
Ce numéro de la Rfp entend interroger le croisement de ces différents champs : fondement des interactions entre la mère et l’enfant, le regard est constitutif de l’identité d’un sujet ; l’évaluation de son importance est essentielle pour décider du cadre analytique. On peut en décliner divers aspects : regard de soi sur soi, regard des autres, du stade dit du miroir aux pratiques contemporaines des selfies, entre emprise et compréhension, exhibitionnisme et voyeurisme, intimité, transparence et opacité.
Le dossier de ce numéro est consacré à la formation du psychanalyste : réflexions et regards croisés sur les différents modèles et leurs enjeux actuels.