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Ce livre aborde les territoires de la destructivité humaine sous l'angle de la seconde théorie des pulsions, sans rien retirer aux possibilités de reliaisons d'Éros. Les considérations métapsychologiques qu'il avance sont d'un analyste ayant consacré une part de son activité théorico-clinique aux questions étiologiques et thérapeutiques que l'autisme ne cesse de poser. Nous ne serons donc pas surpris d'y trouver des références à l'école anglo-saxonne et à de purs freudiens, des travaux qui soutiennent l'hypothèse de la pulsion de mort et d'autres qui lui sont opposés. De l'autisme à proprement parler Denys Ribas traite ailleurs2.
Les articles, dont l'écriture s'étend sur vingt-cinq ans, sont organisés par thèmes. Après un éloge de la capacité d'investir, trois sections, La mort et l'origine, Intrication et désintrication pulsionnelle, Sublimation, surmoi analytique déploient la réflexion de l'auteur fondée sur la dynamique des gradients d'intrication - désintrication de l'économie pulsionnelle, leur intérêt clinique, métapsychologique et épistémologique. On sait déjà que cette perspective l'a conduit à promouvoir la notion de mère intriquante (ou, dit-il, intrigante) passée dans l'usage. Chemin faisant, nous découvrons ses goûts pour le cinéma, la science-fiction, les romans, l'histoire contemporaine qu'il analyse à la lumière de l'effet mortifère exportable des pulsions désintriquées.
Dans Le voyageur temporel : pensée, temps et origine (1991), Ribas s'intéresse au temps narcissisant de l'adolescence quand, comme pour le