You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Cette nouvelle livraison de la revue Psychanalyse et Psychose portant sur la question du Tiers Institutionnel est tout particulièrement intéressante car touchant au cœur même du propos de celle-ci : le lien entre la psychanalyse et la psychose, tant sur le plan de la compréhension psychopathologique que de la thérapeutique.
En effet, ainsi que vont l'illustrer les différentes contributions, la notion de tiercéité est, pour différentes raisons, essentielle aussi bien dans la conception psychanalytique du développement psychique et de la cure, que dans la conception psychiatrique des soins institutionnels.
Au point que l'on pourra s'interroger sur l'extension de cette notion de Tiers : ne risque-t-elle pas d'y perdre en précision, et donc en pertinence ? Mais nous pourrons à l'inverse chercher dans cette polysémie la ou les questions implicites qu'elle soulève, témoignant selon moi d'une certaine précarité de nos connaissances, psychanalytiques comme psychiatriques dans le domaine des psychoses tout particulièrement : une manière de reconnaître nos limites, quand nous prenons acte de la nécessité vitale de maintenir un point de vue autre dans nos élaborations théorico-cliniques sur ce plan.
Ce dernier aspect ressort tout particulièrement de la contribution de Danielle Kaswin-Bonnefond, « Les échanges inter-analytiques et le double cadre », dans laquelle elle présente la réflexion qui préside au fonctionnement du Centre de Consultations et de Traitements Psychanalytiques Jean