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Le début de la psychanalyse en Pologne (p. 6-10), par Ewa Glod, est un texte émouvant car on y voit une psychanalyse qui, au fil de l'Histoire, a été très vivante et très étouffée en Pologne. Freud y fit très tôt des émules. De nombreux membres (jusqu'à 19 d'entre eux) furent membres de la Société Psychanalytique de Vienne jusqu'en 1938. La plus célèbre des analystes d'origine polonaise fut Hanna Segal, qui commença sa médecine à Varsovie, et qui la finit en Angleterre. De nombreux analystes de la première heure étaient juifs et ils émigrèrent lors de la guerre. Maurycy Bronstein fit exception à ce mouvement et continua, sur place, à essayer de diffuser les idées analytiques, même après la guerre. Ce fut là une goutte d'eau dans le communisme, qui vint ensuite et durant lequel l'analyse fut considérée comme au service de l'impérialisme (« Le freudisme et le néo-freudisme demeurent au service de l'impérialisme américain, qui se sert de la théorie voulant que la conscience soit subordonnée à l'inconscient pour justifier et faire croître les plus bas et les plus méprisables instincts et aspirations » : un extrait de la littérature d'alors). Et ce n'est qu'après un long sommeil que l'analyse renaquit, à partir des années 1980. L'aide, financière et formatrice, des pays de l'Ouest fut très utile (dont celle du Haan Groën-Prakken Institute for Eastern Europ). La Société Psychanalytique de Pologne a été fondée il y a 20 ans. En 1997, elle comptait 18 membres et 16 candidats. Et à ce jour 63 membres et 33 candidats. Ce qui est une croissance remarquable, surtout si on la compare aux difficultés que connaissent beaucoup des sociétés occidentales à se trouver un sang neuf. La 31° conférence de la Fédération européenne de