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Ce numéro rassemble des articles abordant différents aspects du transfert, selon des axes métapsychologiques différents et qui ne sont pas tous spécifiques de la clinique psychosomatique.
Dominique Scarfone développe un parallèle entre la disposition psychique que requiert la méthode analytique et la traduction par Yves Bonnefoy de la parole d'Hamlet « To be in readiness ». Cette acceptation de l'inéluctable va être développée selon plusieurs axes, dont celui de la disponibilité induite par la règle de l'association libre et l'attention en égal suspens. Mais la règle analytique pousse également le patient à « une intensification de l'attention » vers ses processus psychiques, une préparation traduite par « apprêtement ». Cet apprêtement a une fonction antitraumatique. L'auteur poursuit par une analyse économique des processus en jeu, entre la nécessaire déliaison pour accéder aux émergences inconscientes et le mouvement opposé de liaison dans le transfert répétant les configurations anciennes. D. Scarfone se réfère à J. Laplanche pour distinguer « le transfert en plein » du « transfert en creux », une « répétition de la confrontation primordiale à l'énigmatique » dans un vide de représentation. Il argumente au passage une position critique contre « la célébration de la rêverie pour elle-même », comme un point d'arrivée et non une matière à analyser.
Jean-Claude Rolland, dans « La relation d'objet et l'objet interne », envisage le transfert dans son acception classique de déplacement sur l'analyste de la relation à l'objet inconscient œdipien. Pour cela, à la suite de Jean Laplanche il reprend la notion d'objet, en établissant la distinction entre