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Il est rare qu'un concept nouveau trouve à se développer autant que celui de la rêverie (introduit par Bion, et, dans sa version anglaise, sans accent circonflexe) : sur toute la planète, il fait désormais partie du vocabulaire de base du psychanalyste. Busch propose un arrêt sur image : quels prolongements a-t-il eu ? Quelles contradictions ? Quelles limites ? Quelles acceptions diverses pour ce terme ? Première remarque : Bion ne l'a lui-même utilisé que de façon parcimonieuse et avant tout pour qualifier la relation mère-nourrisson, où la première amortit les bombardements projectifs de son enfant par sa fonction alpha : la rêverie est ainsi avant tout un état d'esprit. Par extension, elle qualifie la fonction alpha de l'analyste… mais Bion, lorsqu'il développe sa clinique, ou de ses cas en supervision, n'en parle plus ! Toujours est-il que cette petite graine a connu des développements majeurs chez les post-bioniens. Busch en choisit quatre : Elias da Rocha Barros et Elizabeth da Rocha Barros, Ferro, et Ogden. Ogden est celui qui embrasse le plus de choses sous la bannière de la rêverie : finalement, pour lui, tout état mental naissant chez l'analyste confronté à son patient peut y être assimilé (contre-transfert, défenses, états somatiques, associations libres de l'analyste, etc.). Ferro décrit un état qui naît en présence du patient et qui n'a pas besoin de trouver un développement explicite