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Une nouvelle revue vient de paraître, qui s'ajoute à la très riche production déjà publiée par l'APF. Cette dernière, toujours sous l'égide des Puf, prend le relai de l'« Annuel de l'APF » et adopte un rythme bi-annuel. La couverture est illustrée par l'écriture de Freud, sa taille est celle d'un livre de poche et sa composition graphique simple et sobre.
Son titre, « le présent de la psychanalyse », fait penser à une psychanalyse présente, au présent, actuelle… et Leopoldo Bleger nous apprend qu'il se réfère au présent continu de la grammaire anglaise, celui qui indique une action en cours, « ni achevée, ni complète » (p. 10).
Le mot d'ordre en est « l'ouverture », essentielle pour ne pas « étouffer l'inconscient, toujours près de s'évanouir et de réapparaître ailleurs » (p. 9). Pour éviter « l'auto-référence stérilisatrice » (p. 13), elle se dit ouverte à l'ensemble du courant freudien, brièvement défini ainsi : il « place le transfert au cœur de la cure, reconnaît comme central le conflit psychique et la pulsion de mort, et laisse toujours ouverte la question de la formation du psychanalyste » (p. 8). L'ouverture que prône ce premier numéro concerne aussi des échanges avec d'autres disciplines comme l'histoire, la sociologie, l'anthropologie… mais aussi avec les arts et la littérature… Toutefois, il me semble que cette ouverture s'adresse avant tout aux lecteurs : « L'inconscient concerne chacun » (p. 9) et la revue renonce à se cantonner à un « public spécialisé ». Ce souci engage nécessairement les auteurs dans un style d'écriture, encore une fois, « ouverte »…
Ce premier numéro, porte un titre saisissant, voire troublant : « Meurtre de la mère », thème peu traité par la psychanalyse, « ancré dans des eaux