You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
« Folie ordinaire », ce titre antinomique dans ce qu'il induit d'extraordinairement normé, ou de normalement extraordinaire, engage des représentations subjectives multiples qui convoquent de près ou de loin notre rapport à la folie du quotidien, ou à la psychopathologie de la vie quotidienne pour reprendre les termes de Freud. La folie ordinaire s'inscrit dans les rapports parfois ténus entre ce qui fait norme et ce qui fait marge, dans une interdépendance subjective entre ces deux pôles : entre marge ordinaire et folie normée. Les auteurs questionnent alors ce qui fait « disruption », dans ce que nous pourrions nommer ces « moments de folie ordinaire » comme rupture de la pensée, de la temporalité, ou au contraire dans la continuité d'une pensée folle qui s'emballe avec ou contre le principe de réalité. En effet, cet ouvrage propose d'envisager la « folie ordinaire », entre culture, clinique, corps et traumatisme. En ce sens, au fil des chapitres, la folie ordinaire se décline pour envisager l'extrême jusqu'aux derniers remparts de l'activité de pensée, tant au niveau anthropologique que dans l'intime des processus psychiques. L'ouvrage se compose d'une préface écrite par Patrick Guyomard, à laquelle succèdent trois grandes parties distinctes « Anthropologie, culture et psychanalyse », « Cortèges tragiques de l'imprévu » et