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L'éditorial présentant les tensions épistémologiques qui sont en débat dans le numéro 2 du volume 2 de la revue In Analysis nous résume la démarche des auteurs qui ont contribué à cette publication. Ne pouvant rendre compte de toute la richesse des textes proposés, j'ai choisi de centrer ma présentation sur plusieurs points. L'option pluridisciplinaire est au cœur de la démarche d'Ariane Bazan, professeure de psychologie clinique à Bruxelles, ou de notre collègue Rémy Puyuelo dont on connaît l'implication dans le travail institutionnel en psychiatrie infanto-juvénile.
Le texte de Pierre-Henri Castel est ensuite le point de départ de plusieurs discussions. Il situe plutôt la psychanalyse dans son articulation aux sciences sociales en montrant qu'elle se différencie de l'épistémologie des sciences de la nature. Ce point de vue est discuté par Guénaël Visentini qui insiste sur la question cruciale du soin psychique. C'est, à son avis, l'ancrage important de la recherche psychanalytique. Il s'agit d'examiner comment pense et travaille le praticien, et quels sont ses schèmes de référence.
Michel Tort nous propose de s'extraire de l'impasse actuelle en soulignant la nécessité de se fonder sur la stabilité de la configuration théorico-clinique de la psychanalyse et de son autonomie, mais aussi de sa capacité à se transformer. Liviu Poenaru nous incite à tenir compte des incertitudes de l'évolution de la pensée scientifique et à situer l'épistémologie comme un discours réflexif et un discours critique. Il tient compte des mouvements transférentiels existant dans les dynamiques qui sont à l'œuvre dans les groupes de psychanalystes. La prise en compte des évolutions dans les institutions psychanalytiques est aussi l'objet de la réflexion d'Hélène Oppenheim-Gluckman qui insiste sur le travail qui se produit dans l'étude du cas présenté à un superviseur.
Le point de vue de Gilles Herreros nous fait prendre conscience de l'importance du travail du négatif dans la pensée scienti