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Du mouvement même qui me permit de sortir de ces gymnastiques ressassantes et harassantes, et me donna accès à mon histoire et à ma voix, je dirai seulement qu'il fut infiniment lent : il fut celui de l'analyse elle-même, mais je ne le sus qu'après1.
Qu'est-ce qui rendrait certaines cures interminables ? Ou plutôt quels sont les éléments qui permettent de penser qu'une cure sera terminable ? Quelles sont les conditions d'une analyse « avec fin », quels sont les moyens et les enjeux de la terminaison d'un traitement ? Ces questions si actuelles, et qui concernent le processus même de la cure et les transformations des processus psychiques, ont été mises en débat par Paul Denis au colloque de la SPP qui s'est tenu à Deauville les 5 et 6 octobre 2019.
Nous publions dans ce numéro les présentations des trois intervenantes à ce colloque2, ainsi que les contributions suscitées à la fois par ces interventions et par le thème lui-même.
Par ailleurs, outre un article de recherche de Sára Botella consacré au perceptif, nous sommes heureux de proposer aux lecteurs un dossier sur Eva Freud, une des petites-filles de Sigmund Freud, dossier suscité par la publication d'un livre au titre énigmatique : Mais qui a tué Eva Freud ? accompagné d'un texte de Michael Molnar et de documents inédits conservés à la bibliothèque Sigmund Freud3.
Un autre dossier est consacré à la confrontation entre modèles scientifiques, à la suite d'un colloque ayant réuni à Nice le physicien Jean-Marc Lévy-Leblond et les psychanalystes Christian Delourmel et Claude Smadja.
Si les cures ont vocation à se terminer, les échanges et les recherches se poursuivent…