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Ce volume publie des travaux présentés à la Journée de l'Ipso 2016 et au Ve Colloque de Saint-Malo Gerpsy de 2017.
Le premier exposé est une très remarquable conférence de Christian Delourmel, « Penser la destructivité. Rapports entre fonctionnement mental, système immunitaire et épigénétique en regard des deux théories pulsionnelles ».
Ce travail aborde en premier lieu un cas clinique caractérisé par la prévalence opiniâtre du négatif, puis une réflexion théorique très riche et impeccablement argumentée, qu'il faut lire avec attention dans son intégralité pour en saisir toutes les subtilités. L'auteur s'appuie d'abord sur Freud , puis sur les publications de chercheurs contemporains en biologie (Atlan, Gachelin, Ameisen), pour proposer une théorie sur les « nœuds de communication » permettant de conceptualiser l'articulation entre corps et psyché, tout en préservant l'hétérogénéité de ces deux ordres du vivant. Il nous explique que les rapports de causalité entre ces derniers ne sont pas linéaires, mais « issus de l'émergence par interaction potentiellement aléatoire d'éléments qui s'auto-organisent par rétroaction mutuelle ». Ainsi, les deux pulsions seraient le contrepoint psychique de processus de régulation positive et négative des fonctions somatiques telles que conçues par les immunologues et épigénéticiens. Delourmel reprend à son compte l'idée de Gachelin (immunologue) selon laquelle l'un des nœuds de communication entre fonctionnement psychique et système immunitaire serait l'affect, en prise directe sur la vie relationnelle tout comme sur la vie somatique. Ainsi, l'affect serait une forme émergente dans le psychisme de la vectorisation des forces pulsionnelles qui jaillissent du ça, « niveau prépsychique des oscillations de l'équilibre des deux pulsions sous forme de messages chimiques qui s'apparenteraient à une représentation somatique des affects ».
Claude Smadja discute la partie théorique de cette conférence de Christian Delourmel, qui selon lui réactua