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Ce dernier livre de Raymond Cahn présente de manière simple ses apports les plus significatifs à la psychanalyse, notamment au sujet des psychoses définies comme processus de désubjectivation. Il reprend certains de ses articles les plus importants de manière à donner tout son relief à l’originalité de son parcours. Celui-ci se caractérise par l’articulation claire de la clinique et de la théorisation. D’où le témoignage de nombreux récits commentés des expériences de sa pratique, quels que soient l’âge, le sexe ou la pathologie.
Le préambule met d’emblée en valeur deux adjonctions à la métapsychologie qu’il propose : la subjectalisation et la subjectivation, notions qui seront explicitées dans un chapitre ultérieur. Il résume ensuite les grands thèmes de sa réflexion : la troisième topique (la nouvelle conception de l’écoute, du contre-transfert, de l’interpsychique), la violence et les pulsions agressives (leur accroissement contemporain), les avatars du narcissisme et le malaise dans la culture, le contenant et la problématique de l’identité, et enfin la souplesse du cadre et la liberté de penser.
Quatre grandes divisions organisent le livre : 1) « Ce qui nous gouverne et ce que nous en faisons » : reprise, réflexion faite, de la présentation de son rapport au congrès en 1990. Ensuite : 2) « Une nouvelle approche ». 3) « L’adolescence », et 4) « Art et psychanalyse » (avec à chaque fois un exergue bien inspiré témoignant de la vaste culture de l’auteur, et une bibliographie succincte en bas de page).
1) La question du sujet prend nécessairement sens en fonction de ce qui le détermine, l’entrave, le contraint. Contrairement à la centration philosophique sur le sujet de la conscience et aux thèses de Lacan sur l’aliénation spéculaire et sur l’évanescence du sujet entre deux signifiants, Cahn précise d’emblée, dans la théorie de l’origine du sujet, c’est-à-dire de la « subjectalisation », l’importance des expériences précoces dans l’interrelation entre l’enfant et la m