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Il ne faut pas toucher aux idoles, la dorure en reste aux mains.
Qui menace de ternir la réputation – peut-être même la gloire – de Pierre Marty et Michel Fain ? L’auteur d’un compte rendu commenté de leur rapport de 1954, « Importance du rôle de la motricité dans la relation d’objet », auteur qui serait assez malveillant à leur égard pour avoir publié dans la collection « Psychanalystes d’aujourd’hui » (aux Puf) un volume Pierre Marty et un volume Michel Fain. Je recommande en particulier au lecteur le Michel Fain, écrit par Marilia Aisenstein, excellent guide pour la lecture d’un auteur volontiers touffu, mais qui a introduit, entre autres, différents concepts très précieux, parfaitement éclairés par l’auteur. Le Pierre Marty écrit par Rosine Debray est tout aussi remarquable. Le rédacteur de l’article incriminé est aussi quelqu’un qui dans ses publications personnelles s’est beaucoup appuyé sur l’œuvre de ces deux auteurs et a toujours reconnu qu’il leur devait beaucoup.
Cette présentation commentée du rapport de 1954 par Marty et Fain a donc soulevé une belle indignation chez deux excellents collègues – … et amis – qui conspuent cet écrit.
À partir du moment où l’on a publié un texte, il faut espérer qu’il soit lu et la critique que l’on peut en faire est un honneur qu’on lui rend. Pierre Marty et Michel Fain ne me semblent en rien diminués par le commentaire que j’ai donné de leur travail – je n’en retranche rien – et l’on peut dire d’eux ce que Corneille disait de lui-même :
Cependant j’ai quelques charmesQui sont assez éclatantsPour n’avoir pas trop d’alarmesDe ces ravages du temps
Bref je ne pense pas que leur œuvre et leur mémoire aient besoin de quelques gardiens du temple pour survivre et continuer de nous inspirer, fût-ce des erreurs.