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La revue Psicoanálisis est publiée en Argentine par les membres de APdeBA, Société Psychanalytique de Buenos Aires (affiliée IPA), depuis 19791.
Ce numéro de la revue est consacré à des réflexions et témoignages de psychanalystes autour des aléas, des particularités et de l’articulation de deux concepts-clés : celui de transmission et celui d’éthique en psychanalyse, qui constituent le « Dossier ».
Parcourir ce volume de 400 pages et composé de 26 articles nous donne l’occasion de lire des textes d’auteurs de différents pays, appartenant à divers courants analytiques.
Les textes représentent un aperçu de l’intérêt que ces sujets suscitent parmi les psychanalystes du monde entier. Je m’en tiendrai à une présentation globale – sans doute trop succincte – de la thématique de ce numéro, qui, je l’espère, éveillera chez le lecteur l’envie de le lire dans son intégralité.
Tout le long de ce volume, nous verrons que le chemin de l’œuvre des philosophes et des écrivains est emprunté par plusieurs auteurs pour guider leurs réflexions.
Ce numéro s’ouvre sur un texte de Colette Soler, « L’actéisme analytique », dans lequel, se référant à l’œuvre de Lacan, elle propose par le truchement de ce néologisme la notion d’une direction de la cure « athée », à savoir guidée par l’acte et pas par la quête d’un sens à partir d’un déchiffrement.
Ce texte est suivi par deux autres sur la question du féminin. Si l’on ajoute un autre texte qui figure plus loin, on peut considérer que « le féminin » constitue en quelque sorte le troisième thème de ce numéro.
L’article de Virginia Ungar, « Autorité, pouvoir et genre dans la vie institutionnelle », est la transcription de la conférence d’ouverture du Congrès de COWAP (Washington, novembre 2019). C’est à partir de son expérience en tant que première femme présidente de l’Association Psychanalytique Internationale depuis 2015 qu’elle reprend l’une des questions historiques pour la psychanalyse :