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Ce travail récent de Gérard Szwec illustre de façon féconde et émouvante la cohérence et la fermeté de son engagement psychanalytique en psychosomatique, en face de cas graves.
Sa connaissance approfondie des notions élaborées par la génération précédente des psychosomaticiens de l’École de Paris, jointe à la clarté de sa référence freudienne, le classe parmi eux comme un artisan de la réflexion sur l’articulation des deux topiques freudiennes, capable d’éclairer, non seulement la difficulté des traitements de ces patients, mais aussi les difficultés de bien des cures d’aujourd’hui. Comme dans sa belle préface Catherine Chabert le rappelle, les patients psychosomatiques n’ont pas le monopole de « l’usure du fantasme », du refus de la passivité, de la rétention des affects ; les élaborations de Szwec sur le rôle de la négation dans la construction de la pensée, celui de l’auto-sadisme dans les procédés auto-calmants, ou de la fonction pare-excitante de la pulsion de mort, nous intéressent ici particulièrement : on sent qu’elles naissent à partir de l’expérience clinique du transfert et du contre-transfert de l’analyste.
Après avoir rappelé ce qui distingue le corporel du somatique, Szwec, à propos d’une sorte de « galérien » de l’éjaculation, étudie finement son fonctionnement mental avant que chez cet éjaculateur précoce de toujours la survenue d’un cancer d’un testicule l’amène à interrompre le traitement sans plus d’information de sa part. Son langage et ses relations avec son entourage peu avant la découverte du cancer amènent chez ce patient, au préconscient très fragile, à faire l’hypothèse de la réduction de ses capacités d’expression inconscientes à l’action et à l’actualité, sans autres capacités de liaisons des représentations. Et Szwec propose ici une théorie de la somatisation cancéreuse chez ce patient : « Privé de possibilités régressives psychiques, un système défensif déjà précaire s’est trouvé brutalement désorganisé. Ce système reposait