You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Devriendt-Goldman C., Hirsch D., Lecoq A. . Argument. « Cris et chuchotements ».
Ce thème est inspiré du film éponyme d’Ingmar Bergman1. Au plus près des enjeux de ce chef-d’œuvre cinématographique et psychanalytique, un bref synopsis du film amorcera cet argument.
Trois sœurs et une servante sont réunies dans le manoir familial. Agnès se meurt d’un cancer de l’utérus. Ses cris de douleur sans nom et ses chuchotements d’agonie figurent la terreur de la souffrance et de la mort. Mourante, Agnès est hantée par l’énigme de leur mère disparue, femme fantasque aux brusques accès mélancoliques. Ses deux sœurs, Karin et Maria sont à son chevet.
Karin, la sœur aînée, est traversée par l’envie et la haine de soi et de son sexe qu’elle mutile, en quête d’excitations de survie. Maria, la benjamine, tente de ranimer les chuchotements du désir et du plaisir sexuel, afin de lutter contre l’enfermement mortifère de ce claustrum familial, immergé dans la Suède protestante rigoriste. Anna, la servante de la famille, se dévoue corps et âme pour apaiser l’agonie d’Agnès, au plus près de son corps souffrant. Du père, on ne saura rien.