You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Troian G. (2021). Revue brésilienne de psychanalyse 54(2), 2020, « Pandémie ».
La Covid, avec ses aléas, dans un pays comme le Brésil, avec autant d’inégalités sociales, a eu des conséquences importantes. Les psychanalystes se sont mobilisés et les travaux qu’ils ont produits pendant cette période nous montrent leurs souffrances, mais aussi leur façon de transformer et d’utiliser leur créativité pour rester analystes aussi bien qu’humains.
Le thème de cette livraison de la Revue brésilienne de Psychanalyse est donc la pandémie du Covid. Issus d’un pays présentant le plus grand nombre de morts et où la gestion de l’épidémie reste controversée, les psychanalystes brésiliens se sont engagés dans le combat contre la souffrance causée par la Covid.
La revue témoigne de leurs expériences et réflexions durant cette période difficile « dans le but de garder dans la mémoire l’impact violent de la pandémie, le traumatique collectif, groupal, familial et individuel » (p. 19), écrit son éditrice Marina Massi. La psychanalyse a été touchée directement et, face aux dangers et au besoin de la distanciation sociale, a eu recours au traitement à distance, par téléphone et vidéoconférence. Dans ce contexte, les analystes ont été invités à exprimer vécus, observations, pensées théoriques et cliniques sur cet évènement si effrayant, triste et traumatique et surtout ont répondu à l’appel avec enthousiasme et rigueur.
Le premier article est « Le potentiel traumatique de la pandémie du Covid-19 », de Elias M. da Rocha Barros, Alberto M. da Rocha Barros Neto et Elizabeth L. da Rocha Barros. Les auteurs montrent le potentiel traumatique de la pandémie et la façon dont chacun réagit de manière spécifique et propre. Si tout le monde est affecté, personne ne le sera de la même manière ni au même moment.
La peur est le sentiment le plus fréquent et celui qui permet un lien avec la réalité, mais il ne doit pas se transformer en vision du monde. Il nous renvoie à notre vulnérabi