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Havas R. (2021). Qu’est la sexualité devenue, sous la direction de Jacqueline Schaeffer.
Cet ouvrage, réalisé sous la direction de Jacqueline Schaeffer, interroge les évolutions des pratiques sexuelles dans leur articulation avec la sexualité infantile, « celle qui constitue le seul repère spécifique de la psychanalyse » (p. 12).
La première partie, intitulée « Que reste-t-il des scandales soulevés par Freud ? », s’inaugure avec une invitation de Bernard Golse à réfléchir sur l’influence des évolutions sociétales et biotechnologiques sur la sexualité infantile et la sexualité des enfants. L’auteur fera d’emblée la différence entre le sexuel infantile, la sexualité infantile, et la sexualité des enfants. Selon lui, « l’évolution des théories, des sociétés et des biotechnologies ne modifie guère le sexuel infantile en tant que tel », alors qu’elle peut influencer la sexualité infantile et surtout la sexualité des enfants. Abordant la question de la scène primitive au regard de l’adoption et de l’homoparentalité, l’auteur s’interroge sur les possibilités pour l’enfant de se donner à lui-même une représentation de ses origines familiales. Il souligne l’importance du questionnement sur la scène primitive dans l’activité de représentation.
De la sexualité infantile, on passe tout naturellement à sa relecture au moment de la puberté et à son corollaire psychique, l’adolescence. Maurice Corcos nous invite à une traversée de cet âge, où « la sécurité de base et l’estime de soi acquises dans la prime enfance vont massivement être mises à l’épreuve de la pubescence ». L’auteur cite fort à propos Hélène Deutsch, pour qui ce qui se produit à l’adolescence, c’est « un éclatement de l’idéal du moi, sous le choc de la sexualité, de la culpabilité relative à la masturbation, de l’accroissement de la sévérité du surmoi dirigée contre le moi et de la réaction masochique de ce dernier » (p. 30).
À partir de la sexualité infantile, avec son potentiel pervers polymorphe, il est naturel de s’