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Nous sommes restés avec un très adroit Lire Sandor Ferenczi, un disciple turbulent , et La pensée naufragée (, 3e éd.) d’Hélène Oppenheim. Nous la retrouvons aujourd´hui aux prises avec une problématique plus socio-culturelle, celle de la crise de la psychanalyse, dans son rapport à la culture médicale. La psychanalyse est toujours là en toile de fond, parfois plus directement impliquée, pour répondre à l’ambition du livre qui est de « contribuer à un regard nouveau sur certains aspects de notre clinique, de notre théorie et sur les modalités de la diffusion de la pensée psychanalytique dans la société ». C’est sans doute le second et le troisième chapitre qui présentent le plus d’originalité, traitant de manière rare de la place de la maladie et du médical dans la vie de l’analyste.
La trajectoire commence par un rappel des assises médicales et de la révolution que cette discipline connaît dans ses différentes spécialités, offrant un territoire ouvert à toutes les audaces, à partir de l’hystérie, elle-même présentée comme concept limite entre les différentes étiologies concurrentes d’une maladie désignée par Freud comme mixte . À l’occasion, l’auteure nous rappelle une sorte de complaisance sociale apparue à l’occasion des premières indemnisations des accidents de travail, lesquels ont provoqué une véritable épidémie de « névrose de pension », comme construction politique et sociale. H. Oppenheim nous invite à relire l’œuvre freudienne en s’arrêtant de manière presque exhaustive sur les traces des mentions faites au médical et à la double appartenance de la psychanalyse, comme entre autres cette déclaration de 1923 : « La psychanalyse ne se situe pas en opposition à la psychiatrie en tant que psychologie des profondeurs […] elle est bien plutôt appelée à lui fournir l’infrastructure indispensable et à remédier à ses limitations actuelles. » L’auteure interroge la notion d’objet thérapeutique, dans les travaux de Freud sur la cocaïn