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L’espérance n’est pas une notion psychanalytique. C’est par contre l’une des trois vertus théologales. Une fois n’est pas coutume, une place de choix a donc été faite aux champs de la théologie et de la philosophie. Mais les échos dans le champ psychanalytique et les nuances de la langue française ont stimulé son approche métapsychologique ainsi qu’un foisonnement clinique autour du paradoxe de l’espérance comme deuil de l’espoir, travail d’attente soutenu par le transfert et sa temporalité. Occasion d’articuler et de dialectiser transfert de base, confiance primaire et travail de la pulsion, négativité et endurance. Occasion de réinscrire ce qu’il en serait du malaise dans la culture contemporaine dans un désespoir anthropologique fondamental, mais aussi dans la confiance comme risque d’un pari sur l’inconnu de l’autre (Simmel, Cornu).
Nous poursuivons également dans un dossier l’entreprise méticuleuse et exigeante engagée en 2020 par Françoise Coblence auprès d’Ilse Grubrich-Simitis1 avec une révision de la traduction de son essai « Trauma ou pulsion - pulsion et trauma ».
Enfin, les rubriques nous ramènent autant vers la philosophie, en explorant l’influence souterraine sur l’œuvre de Freud de celle de Franz Brentano dont il fut l’élève assidu, que vers notre thème en explorant la nostalgie du côté non pas de retrouvailles avec les objets familiers perdus, mais avec le berceau du désir.
Martine Girard
Directrice adjointe de la Rfp