You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Avec la rigueur théorique habituelle à cette revue, cette livraison montre les rôles que la psychanalyse tient à jouer dans son rapport à la psychopathologie et à d’autres disciplines ; à condition de ne pas s’enfermer dans un dogmatisme paralysant.
À travers la reprise historique de la notion d’inconscient, l’« Introduction » montre l’apparition de l’inconscient dynamique, les conséquences et possibilités qui en découlent. L’objectif est une réflexion critique : on cherche à faire des liens, à repenser l’inconscient, en appui sur la métapsychologie freudienne et en rapport avec une clinique gardant suffisamment de richesse et de complexité pour être capable de dialoguer et de montrer son intérêt plus global.
En prenant appui sur Melanie Klein, Bion et surtout Ferenczi, avec sa notion de trauma, les éditeurs montrent comment l’approche de la psychanalyse facilite « la compréhension des mouvements premiers, eux qui posent les bases structurelles, abstraction et représentation aidant, de la psyché en devenir » (p. 15). La dynamique transférentielle permet la mise en lumière de mouvements qui, sans cela, resteraient enfouis.
Si l’introduction se termine par deux vignettes cliniques, c’est pour souligner le souci, présent dans tout l’ouvrage, d’articuler théorie et clinique, dans un langage qui ouvre à la discussion et montre comment les analystes sont présents et actifs, malgré les difficultés et critiques actuelles.
Le premier article est de David Rosenfeld. Je me permets de dire un mot de sa trajectoire pour aider à comprendre son travail : Rosenfeld est né à Buenos Aires où il a fait ses études de médecine et de psychiatrie. Il est allé à Paris faire des études de philosophie et y a rencontré Lagache, Lebovici, Diatkine, Laplanche et Pontalis. De retour en Argentine, il a fait des supervisions avec les analystes de Londres, de l’école de Melanie Klein. Ensuite, habitant à New York, il a rencontré Otto Kernberg, Harold Searles et Brice Boyer.
Son article s’intitule « La P