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Francis Grier (Londres). La musique des pulsions et la musique de la perversion : réflexions sur le rêve d’un voleur jaloux (p. 448-463).
Francis Grier est musicien, compositeur et psychanalyste, il est le nouveau rédacteur en chef de l’International Journal of Psychoanalysis. Il explore la musique des voix du couple analytique comme celle du dialogue des instruments et des voix lyriques. Ici, en séance, il détaille longuement une séquence répétitive : un patient passe d’une scène onirique où il est aimanté par les seins d’une mère allaitante, mère qu’il excite sexuellement ensuite. Puis de pleurer, et d’associer sur des scènes de blessures et même de décapitation chez des amateurs de cerfs-volants. Et ainsi de se rapprocher, on le voit, de l’objet maternel, puis de le séduire, puis de passer à une excitation perverse autour de la violence. Et Grier de remarquer que le tissu vocal a changé au fil de ces associations et des réponses de l’analyste : de deux voix séparées qui « chantaient » l’une en réponse de l’autre, on est passé à un duo excité par la violence. Ce qui reprend une problématique présente dans d’autres moments de cette analyse : lorsque le patient évoque la mère (ou la mère-analyste), il se sent exclu de son giron et alors, dans un mouvement d’envie, il sexualise de façon maniaque la situation pour éloigner la mère d’un nourrisson qui l’exclurait, lui, de la relation avec elle et il propose alors des moments défensifs pervers. Grier note que les intonations du patient et de l’analyste ont constitué un arrière-plan musical aux thèmes verbalisés et que l’analyste a répondu en une sorte de « contre-transfert musical », contre-transfert où l’analyste a accompagné le patient dans son excitation meurtrière en modifiant sa propre voix. Il développe ce thème autour de l’opéra ou des musiques de film : on pense communément que la musique y accompagne les mots. Non, c’est au contraire la musique qui les y précède. C’est ce qui explique que, même si l’on ne co