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La revue Parcours, Percurso en portugais, est éditée par le département de psychanalyse de l’institut Sedes Sapientiae de São Paulo, et dirigée par Renato Mezan, également philosophe. Elle est spécialisée dans les travaux sur la psychanalyse clinique, théorique, méthodologique et épistémologique, et existe depuis 1988. C’est une revue semestrielle, avec une approche esthétique et artistique d’une grande qualité.
Ce beau numéro présente sur sa couverture un poème, Miroir, de Augusto de Campos, poète concret brésilien. Ce poème représente la possibilité de décrire « la matérialité des mots, en temps de mots qui se vident » (p. 8), ainsi que le lien de la psychanalyse avec l’art et son pouvoir de contestation.
Je vous présenterai les neuf textes principaux de ce numéro. Chaque livraison comporte de surcroît un entretien et deux débats, ainsi que des critiques de livres. Je vous invite à regarder http://revistapercurso.uol.com.br/, où les titres des articles sont aussi en anglais.
Le premier texte souligne l’influence des auteurs français, avec la traduction d’un entretien de Bernard Golse et Geneviève Haag : « Sur la place des clivages sensoriels dans le développement et les pathologies archaïques ». Excellent article que je vous conseille de lire dans Le Carnet Psy 2015/5, no 190.
Il sert d’introduction aux thèmes de l’archaïque et du trauma qui sont les fils conducteurs de la plupart des articles qui suivent.
Le second texte est publié en espagnol : « Dans l’épicentre et les marges de la psychanalyse ». C’est un discours de Juan Carlos Volnovich, psychanalyste d’enfant en Argentine depuis soixante-dix ans, lors de la réception de son prix honoris causa de l’université San Luis. C’est un texte sur la spécificité de la psychanalyse en Argentine, avec une belle articulation entre histoire et théorie. Il suggère que le vécu d’une longue dictature ait pu être déterminant sur l’exercice de la psychanalyse. L’expérience de l’État totalitaire a montré que ce