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Kostas Nassikas, psychanalyste membre de l’Association psychanalytique de France, responsable médical de la Maison des Adolescents du Rhône et chargé de cours en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’Université Lyon-1, a déjà publié, outre Exils de langue (, Puf), dont Bernard Golse a rendu compte dans notre revue (2012/3), en tant que directeur deux ouvrages importants : Fabriques de la langue (, Puf, « Le fil rouge »), et Autorité et force du dire (, Puf, « Monographies de la psychiatrie de l’enfant »). Tous deux ont pour point commun avec le présent ouvrage, outre le fait d’être tirés de colloques, de faire se rencontrer psychanalyse, sémiotique et linguistique, mais aussi philosophie et poésie, autour de la place du langage dans le processus d’humanisation (on retrouve ainsi dans ces différents ouvrages certains auteurs). Le thème de l’absence, ainsi que l’indique son sous-titre, est tout particulièrement en jeu dans cette rencontre.
La contribution de Nassikas, « Absence et création du signe dans le transfert », met en évidence l’intérêt de cet abord pluriel. La réflexion sur le pouvoir de « recréation constante » (Saussure) du langage éclairera en effet le processus de la cure, « reprise du besoin de création des lieux psychiques du sujet pour ce qui, de son histoire vécue, n’a pas eu de tels lieux ni des représentations psychiques » (p. 59).
Les références au « mimisme » chez Marcel Jousse, au « chiasme » chez Maurice Merleau-Ponty, qui soulignent le lien corporel du sujet à l’environnement, éclairent les premières étapes du développement qui permettent de « maintenir présent l’objet qui est sensoriellement absent », processus dont la représentation psychique sera une étape ultérieure.
Or ce sont ces mêmes premières étapes que l’on retrouve dans l’actualisation et l’agir transférentiels. L’auteur distingue en effet deux processus de sémantisation dans la cure, le premier qui passe par la langue, le deuxième qui « passe autant par la parole que par les a