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Un paese ci vuole, non fosse che per il gusto di andarsene via. Un paese vuol dire non essere soli, che nella gente, nelle piante, nella terra c’è qualcosa di tuo, che anche sapere quando non ci sei resta ad aspettarti1.
Comment penser les restes, les reliquats, les précipités, ou encore les traces psychiques, celles qui tentent de résister aux inévitables oscillations de la mémoire, sans envisager tout ce qui s’y oppose ? Le verbe « rester », du latin « restare », résonne dans ses multiples opposés : quitter, partir, s’éloigner, (se)perdre, (s’)effacer, (s’)oublier.
Le reste, singulier ou pluriel, est un mot polysémique, utilisé aussi bien dans le langage courant que chez Freud qui l’emploie sous différentes formes, au fil de son œuvre. Le mot « reste » alterne alors avec le mot « trace » posant d’emblée des difficultés aux traducteurs. Penser les restes nous amène ainsi à évoquer les traces diurnes, les restes (ou traces) mnésiques, la « trace mnésique durable » . Ce qui reste fait appel également à ce qui manque, à ce qui est étranger et non familier, aux « restes d’une activité psychique animiste » , mais aussi au négatif, ce qui laisse des frayages de la pensée plutôt que des traces proprement dites, car tous les restes ne peuvent pas être élaborés par la psyché.
Les auteurs des articles du thème ont insisté sur les restes inconscients liés à une dimension traumatique du fonctionnement psychique, aux restes du transfert lors d’une terminaison précipitée d’une cure, d’une transmission qui ne peut pas advenir, de ce qui reste de non élaboré entre générations. Un fil rouge se dessine, celui du fonctionnement dynamique de la mémoire, son caractère insaisissable, jalonné par des souvenirs oubliés, refoulés, effacés ou bien retrouvés grâce au travail de remémoration propre à la cure, mais aussi par la mémoire sans souvenirs et ses impasses qui se traduisent parfois par des répétitions tenaces arrivant jusqu’à la contrainte de répétition.
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