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Les psychanalystes constituent peut-être une espèce en voie de disparition et c’est ce qui pousse Karbelnig, devant cette urgence, à essayer de délimiter, à son tour, une voie commune qui les rende plus unis. Il propose, non sans un accent phénoménologique, que ce soit à la pratique à laquelle soit dévolu ce rôle plutôt qu’à une illusoire réunion de la théorie et de la pratique, ou des différentes théories entre elles. La « base commune », selon le terme de Wallerstein, serait ainsi fondée par les plus petits dénominateurs communs que sont le cadre, la présence et l’engagement (ces deux dernières notions reflétant l’empathie et l’attention soutenue et respectueuse accordée au patient). Les différentes théories pourraient se brancher sur ce hub, pouvant varier même dans la référence qu’elles offrent au fil d’une même cure. Par exemple, un patient déprimé peut l’être du fait d’un surmoi persécuteur que l’on pourra interpréter dans le transfert. Mais à un autre moment, ce seront des carences affectives qui resurgiront chez lui. Ou des traumatismes (des accidents, des maladies…). Les métaphores de référence ainsi utilisées pourraient provenir de Freud, de Klein, des théoriciens de l’attachement, de Fairbairn… De plus, l’inconscient est par définition inconnaissable, polysémique et hypercondensé : il s’offrira donc toujours à une infinité d’interprétations possibles, parmi lesquelles, autant que les théories, les idiosyncrasies du patient seront déterminantes. Un intérêt, historique et bibliographique, de ce texte est celui de brosser un panorama des questions qui se posent au clinicien, avec quelques vignettes, et aussi une revue des auteurs « pour » et « contre » (le pluralisme). Karbelnig est « pour », car sinon, selon lui, on risque d’adopter des épistémologies-armures dans lesquelles on essaiera de faire entrer le psychi