You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Une vue impressionnante sur une société qui est comme une fleur en train de se faner au moment même de son éclosion. Ladite société a été reconnue comme « study group » de l’API en 2016, bien que le mouvement analytique ait, en Ukraine, une histoire bien plus longue. Actuellement, elle compte 16 membres, dont 4 analystes formateurs, et 28 candidats. Le développement de la SPU était en progrès avec, en particulier, un congrès annuel qui mettait en contact l’Est (Russie, Biélorussie, Arménie, Lituanie, Géorgie, etc.) et l’Ouest (des liens ont en effet été tressés avec le Melanie Klein Trust, le centre Anna Freud, les instituts allemands, etc.). Des travaux de traduction ont été faits et publiés. Puis : la destruction de tout cela du fait de la guerre. Les analystes ont fui, ou s’en sont allés au front. L’isolement de la Russie est un élément majeur pour l’avenir de l’Ukraine et pour son soutien, mais aussi une arme à double tranchant pour notre discipline, car les analystes russes en souffrent eux-mêmes et le développement de l’analyse dans leur pays aussi. De nombreux patients ont cependant continué leur travail analytique durant la guerre en Ukraine ; la vie continue malgré tout avec, même, le sentiment d’un resserrement de la communauté analytique locale. L’article se termine en mentionnant un site où l’on peut faire des dons : supportukraine.co.
C’est un article de 1934 qui est ici reproduit. Bref et synthétique, il a un double impact. D’une part il est, malheureusement, tristement contemporain. Et, de l’autre, il est daté : il utilise en particulier des notions kleiniennes alors tout
* Psychiatre, psychanalyste SPP.
juste en train d’être élaborées, développées et de se répandre dans le monde analytique. Il est ainsi d’une réelle fraîcheur lorsqu’il utilise des concepts qui peuvent désorm