You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Cette revue suisse en langue allemande est intitulée : « lntérieur, extérieur et entre les deux ». Ce titre est une métaphore spatiale de la psyché, comme le font remarquer les éditorialistes Vera Luif et Laura Wolf. Elle concerne les phénomènes à l’intérieur, à l’extérieur du psychisme, ainsi qu’entre les deux. La notion du lien qui occupe un espace important dans cette revue figure autrement l’intérieur, l’extérieur et l’entre-deux de la psyché.
Le premier article que je voudrais vous présenter est de Uorschla Guidon (UG), psychanalyste et psychothérapeute au séminaire psychanalytique de Zürich.
Elle a écrit un texte, « Extraits du Cycle de conférences au sujet de “Mon très cher Freud” : Souvenirs, Remémorations et Perlaborations – ou l’homme aux loups entre Œdipe et Narcisse, Terrains d’actions, de jeux et de guerre », qui porte sur la compulsion de répétition, la remémoration dans la névrose, et sur les répétitions non-névrotiques de certains des patients de Freud, notamment de l’homme aux loups.
UG se réfère donc à certains textes de Freud, Winnicott, Bion et Green. Elle veut comprendre comment la compulsion de répétition peut se transformer et ainsi évoluer dans le transfert. Elle pense que chez certains patients la compulsion de répétition peut trouver un passage de l’intérieur vers l’extérieur, ce qui va vers autrui ; elle peut également se présenter pour le sujet comme une recherche, une tentative de remémoration. Pour illustrer cette tentative, UG évoque une vignette clinique de Freud, celle d’une femme qui ignorait pourquoi elle arrivait toujours en retard chez son analyste ; cette patiente se plaignait de son incapacité d’être en contact avec son passé. Freud avait compris, entendu le message transférentiel de cette patiente ; ainsi il lui avait dit un jour qu’elle arrivait toujours en retard à sa séance chez son analyste « comme un chien battu ». Il avait parlé à sa patiente de sa tenue corporelle (du chien battu). La patiente qui jusque-là ignorait les c