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1904 : « Freud demande des périodes prolongées, de six mois à trois ans, pour des traitements efficaces » : on sait que les cas de Freud, souvent à six séances par semaine (durant neuf mois de l’année), étaient étonnamment courts par rapport à ce que nous avons connu depuis. Cela dit, la question de la durée des analyses n’est pas souvent abordée frontalement. Outre une recherche bibliographique, les auteurs ont questionné les analystes suédois (en formation ou en exercice). La durée moyenne des analyses tourne, de par le monde, autour d’une moyenne de cinq à sept ans. Avec des variations importantes : par exemple, pour les Suédois, d’une année à douze ans, avec une moyenne de cinq, sept années. Des paramètres inattendus ont été constatés : par exemple, selon tel ou tel analyste, des durées moyennes des cures allant… de vingt et un à cent neuf mois. Les pathologies plus lourdes, les angoisses de séparation (chez le patient et l’analyste), une difficulté à sortir d’un temps « éternel », favorisent la plus grande longueur des cures. On peut toujours penser (comme le dit Earl Wittenberg) que l’analyse « ne se termine jamais » (l’analysant intériorisant la fonction analytique à vie), mais il n’en reste pas moins qu’une analyse doit durer assez longtemps et que plus les analyses sont longues et de fréquence soutenue et meilleurs en sont en général ses résultats. La tyrannie du temps, et en particulier de celui des assurances, n’est pas synonyme de bénéfices thérapeutiques. Mais aussi, des prolongations inutiles de cures peuvent tenir à l’illusion idéalisante, parfois partagée par le patient et l’analyste, d’un résultat « parfait » de la cure à obtenir. Bien entendu, la chimie patient-analyste est facteur déterminant aussi. Et enfin : est-ce que la durée des analyses n’est pas déterminée par