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Ce passionnant numéro de la revue du Quatrième Groupe nous invite à une réflexion métapsychologique sur la peur, sujet très en lien avec l’actualité récente. Si cette notion est absente à proprement parler de la métapsychologie freudienne, elle a à voir avec l’angoisse qui elle a la part belle dans les écrits freudiens. Quels sont les rapports entre les deux, comment la peur peut-elle nous aider à penser notre clinique ? À cheval entre l’individuel et le collectif, quelles sont les peurs qui nous habitent ? Voici entre autres ce que ce numéro va tenter de traiter. Trois des sept articles vont interroger plus spécifiquement la relation entre la peur et l’angoisse au regard de l’œuvre freudienne en partant chacun d’un questionnement original, trois autres vont s’attacher davantage à développer ce qui pour chacun des auteurs constitue des peurs fondamentales : peur de l’origine, fantasmes d’infanticide et effroi de l’infans enfin un dernier article va plus se pencher sur les remaniements psychiques dus à des situations angoisses dans la réalité. L’idée de ce numéro est de s’inscrire dans une démarche de recherche visant à élargir le champ de la métapsychologie en s’ouvrant à d’autres apports tout en restant attaché à l’œuvre freudienne.
Dans son article intitulé « Peurs individuelles et peurs collectives », Nathaléne Isnard Davezac s’intéresse à la façon dont la peur, vécu émotionnel individuel, va être retravaillée par le culturel, traitée par le collectif quand elle s’invite dans l’actualité. Elle tente de mieux cerner cette notion telle qu’elle apparaît dans l’œuvre freudienne. Tout d’abord une expérience impressionnante du fait de l’emprise qu’elle exerce sur le psychisme et le corps, d’autre part une émotion négative, suscitée par une menace identifiable qui provoque une excitation effractante pour le psychisme. Elle montre que si Freud s’est particulièrement penché sur l’économie individuelle, il n’en a pas moins pensé le collectif et l’impact de la réalité. Impac