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Les séminaires forment une partie essentielle des activités scientifiques de la Société Psychanalytique de Paris. Par le passé, plusieurs d’entre eux ont traité du thème des relations de la psychanalyse avec la littérature. Shakespeare et Henry James ont contribué à la pensée d’André Green ; la littérature et le théâtre en particulier étaient omniprésents dans les réflexions de Jean Gillibert. Plus récemment, Anne Clancier a animé longtemps un séminaire intitulé « Névrose et psychose dans la littérature ».
Dans cette lignée, avec sa propre originalité, s’inscrit à la SPP le nouveau séminaire « Interpréter, lire, écrire. Psychanalyse et littérature ». C’est un espace de recherche, ouvert à d’autres collègues analystes, psychologues ou littéraires. On y interroge la manière dont l’analyste peut se nourrir de la littérature dans son activité clinique, sa pensée théorique et la transmission de la psychanalyse. Écrits par chacun des deux directeurs du séminaire, les articles qui suivent développent des points de vue différents et complémentaires. S’étayant sur les contributions des intervenants et participants du séminaire, Laurence Aubry dresse un bilan et esquisse des axes de réflexion autour de l’auto-analyse, l’identification, la subjectivation, l’objet transitionnel. François Richard développe ensuite sa pensée de l’interprétation, au plus près de l’activité de l’écrivain. Viennent ensuite les textes issus de quatre contributions au séminaire, par Gilbert Diatkine, Gilberte Gensel, Michel Collot et Jean-Yves Tamet.