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Cette revue a une place originale dans le paysage éditorial psychanalytique, puisqu’elle se présente comme une revue transdisciplinaire de psychanalyse et sciences, dont « l’approche est guidée par un engagement permanent dans la remise en question des fondements épistémologiques de la psychanalyse et des sciences », valorisant « la recherche qui privilégie les pratiques cliniques faisant écho à un cadre théorique pluriel ».
Le vol. 7(1), « Dé-formation des enveloppes », poursuit la réflexion engagée dans le 6(3) (« Clinique des enveloppes »), paru en 2022, en particulier sur les articulations et liens possibles avec l’environnement, l’institutionnel, le social et le politique. J’ai choisi de présenter plus particulièrement l’un des articles, celui de Manuella de Luca, « Enveloppe charnelle : quelles frontières ? À propos de l’article “L’enveloppe charnelle et le corps du moi” de Jacob Rogozinsky et Stefan Kristensen », car il me semble particulièrement riche, et représentatif du propos du numéro. Il développe trois aspects distincts :
tout d’abord une question épistémologique, avec l’utilisation de « deux formes principales de transposition conceptuelle que sont la dérivation et l’analogie, toutes deux utilisées par Freud et par les auteurs post-freudiens. […] La dérivation s’entend comme une formation à partir d’un mot ou d’une notion initiale, mais aussi au sens de détournement du sens habituel de ce mot ou de cette notion. […] Dérivation et analogie, par l’association d’un lien et d’un écart entre les termes qui la composent ou les théories sous-jacentes sur lesquelles ce terme se construit, sont le ciment de l’épistémologie freudienne. » L’auteure l’illustre à propos de la notion freudienne de projection, et celle de moi-peau chez Didier Anzieu ;
puis la question des « scarifications entre enveloppe charnelle et enveloppe épidermique. ». L’auteur y souligne la distinction entre ces deux enveloppes, profonde et superficielle. Dans les scarifications, « La double p