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Véritable transmission de ce qu'est la psychanalyse, le livre de Sidney Cohen, Maux minuscules, aborde sous la forme d'un récit le parcours de quelques patients ayant décidé, souvent face au poids de leurs maux, de venir voir un psychanalyste.
Ce livre s'inscrit dans la suite d'un premier ouvrage, Suivre Pauline (Cohen, 2021), véritable témoignage d'une psychothérapie, au sein duquel le lecteur était invité à côtoyer autant le parcours de Pauline que celui de son psychanalyste, tentant malgré tous les obstacles d'accompagner cette patiente.
Même si Maux minuscules s'inscrit dans cette lignée de partage entre un psychanalyste et ses patients, il ne propose ni cas clinique ni suivi au long cours, mais aborde par le biais de différents patients ce à quoi confronte ce métier. Dans ce livre, nous suivons Sam, le psychanalyste, au travail : ses doutes, ses tentatives pour ne pas être envahi par la symptomatologie parfois massive des patients, et ce qu'on observe est riche d'enseignement : la créativité de Sam, qui lui permet de rester vivant et de conserver à tout prix sa liberté de pensée associative. Comment mettre du vivant, relancer un processus, du jeu, là où ça se fige, où tout est immobile ?
Dans ce livre, Sidney Cohen s'est donné une règle : celle de ne pas utiliser de concepts psychanalytiques afin que ce livre s'adresse à tous, que l'on soit psychanalyste ou pas, qu'on ait fait l'expérience de la cure analytique ou pas. Le message est donc très fort, car Sidney Cohen transforme ce qui peut sembler obscur à ceux qui n'ont pas l'expérience de l'analyse en quelque chose qui devient partageable. Ce livre peut être considéré comme un travail à la fois de transmission et de défense de la clinique psychanalytique.
Maux minuscules se compose d'un avant-propos, d'un prélude, « En chemin », et de neuf chapitres évoquant chacun un aspect du travail de Sam avec ses patients.
Dans l'avant-propos, l'auteur précise ce que sont ces maux considérés comme « minuscules », souvent invis