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«L'enfant qui se montre à ce point indomptable fait un aveu et veut provoquer la punition. Dans le châtiment il cherche en même temps l'apaisement de sa conscience de culpabilité et la satisfaction de sa tendance sexuelle masochiste» (Freud, 1914, OCF.P, XIII, p. 26). Devant l'incompatibilité théorique à parler d'un sentiment de culpabilité inconscient, Freud va lui substituer l'expression «besoin de punition», indubitablement liée aux remaniements de la seconde topique, à l'introduction de la pulsion de mort et à la reconnaissance de la réaction thérapeutique négative, conduisant à une réinterprétation du masochisme. Si derrière la culpabilité se trouve toujours la trace d'un conflit entre moi et surmoi, le besoin de punition ne peut se réduire à la seule tension inter-systémique et peut conduire à l'anéantissement du sujet. Un «pire ennemi»?
Le besoin de punition a été plutôt une source d'inspiration féconde au vu des très nombreuses contributions au thème de ce numéro de la Revue française de psychanalyse, issue notamment des conférences du colloque René Diatkine en octobre 2024. Entre pôle narcissique et pôle objectal, le besoin de punition y est mis en relation sur le plan clinique tant avec la mélancolie et la paranoïa qu'avec la névrose. Face aux risques d'autodestruction plus ou moins intériorisés, l'ouverture vers l'objet passe parfois par la projection paranoïaque. Le rôle de l'objet est ainsi différemment souligné, parfois nié dans son existence par les mouvements pervers ou idéalisé dans le transfert, parfois l'envahissement par l'objet soulève la question de ses fixations. Besoin de punition et/ou besoin d'être puni, et par qui? Qu'en est-il de la distinction entre besoin, désir et fantasme de fustigation, de la séduction, du masochisme, du rôle du surmoi, de la place du corps et de la sublimation? Autant de points abordés par les articles et illustrés par des situations cliniques souvent éloignées des configurations névrotiques.
Peut-être alors est-ce en