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Notre thème réunit d'une part les configurations qui défient le travail analytique, du fait de la précocité ou l'intensité traumatique des excès ou la gravité des carences de l'environnement traversées sans pouvoir se vivre, s'inscrire, s'élaborer, et d'autre part le fondement de toute évolution psychique, la genèse du changement, le mouvement de la vie. De quelles manières sont pensées les forces pulsionnelles – ou non reconnues comme telles – antagonistes, et quelles conséquences ont ces choix métapsychologiques sur le travail clinique de l'analyste? Pulsion de mort, pulsions sexuelles de mort, pulsion anarchiste, destructivité, aphanisis, inertie contre-évolutive, ont des implications différentes. Comment l'objet primaire, son investissement, sa contenance et au contraire sa défaillance, voire son empiètement, marquent-ils la possibilité ou non d'une naissance psychique?
L'analyste unifie-t-il sa théorie implicite en traitant à la fois les séquelles et cicatrices psychiques de patients traumatisés et les mouvements de vie plus heureusement névrotiques; il maintient alors l'idée freudienne d'un continuum allant de la pathologie à la normalité.
Pourtant Winnicott pensait que devaient régresser à la dépendance ceux des patients qu'une analyse classique n'avait pas aidés suffisamment. Il fallait donc la reprise d'un travail, mais différemment.
Deux des rapporteurs traitent de patients qui font retour chez leur analyste. La question du retour des patients suivis enfants a sa spécificité, mais, plus généralement, y a-t-il un plus grand bénéfice à reprendre avec le même, gardien de l'histoire du patient? Et peut-être pouvoir ainsi aborder un contentieux non réglé? Ou est-il préférable d'expérimenter une autre configuration psychique consciente et inconsciente avec un nouvel analyste? Peuvent apparaître alors des collusions défensives de la première cure…
Nos collègues grecs ont enrichi leur travail en se référant, pour Fotis Bobos, au mythe de Télèphe, dont la blessure «ne