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Le numéro de printemps 2025 de la Revue Belge de Psychanalyse est consacré à la manière dont les psychanalystes peuvent s'engager dans la réflexion du «prendre forme».
Le thème de ce numéro, peu conventionnel, était celui du Colloque des 40 ans de la Revue, il a suscité des contributions riches et singulières.
Ainsi en est-il de l'article «La nature du savoir psychanalytique et son investissement narcissique par les psychanalystes» de Charles Baekeland, de l'Association Psychanalytique de Madrid. L'auteur chemine pour comprendre comment le savoir de l'analyste prend forme, avec le défi que représente pour l'analyste la nature multidimensionnelle de ce savoir. Il défend une formation épistémologique, méthodologique et rhétorique des analystes, qui puisse les dégager d'une position inefficace face aux controverses.
Concept insolite en psychanalyse comme le constate Jacqueline Godfrind dans «Psyché en souffrance de forme», la forme comme «réglant l'exercice de la pensée» relève des préoccupations de la psychanalyse. Elle se réfère ainsi aux travaux de Laurence Kahn sur la figurabilité.
Elle rappelle que Green a soutenu que l'affect pouvait être considéré comme la matrice de la symbolisation. La symbolisation secondaire est associée au langage, et la symbolisation primaire aux représentations préverbales issues des formes préverbales. La symbolisation primaire rend compte d'un travail transformationnel qui met en forme l'informe, en représentations infra-verbales.
L'auteur revisite ainsi une observation clinique ancienne au cours de laquelle des formes perceptivo-visuelles ont émergé, dans l'après-coup du travail analytique, éclairant de ce fait la rencontre transféro-contre-transférentielle dans le registre de la symbolisation primaire.
Pascal Nottet partage sa clinique de l'autisme avec beaucoup de subtilité, dans une préoccupation éthique et humaniste constante. Dans son article, «Forme qui prend langage, Langage qui prend forme», il donne consistance à la proposition conc