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Bernard Golse est un auteur prolifique, producteur d'une œuvre assez monumentale et exigeante, toujours extrêmement claire et stimulante; et qui nous livre aujourd'hui un «petit livre» quasi-pamphlétaire, et osons le dire presque grand public et très accessible. Un livre militant d'explication, de transmission et… de combat! Le message est d'importance: c'est un livre totalement personnel et engagé pour défendre la pédopsychiatrie dynamique, pluridimensionnelle et psychanalytique. Depuis son parcours en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, et sa hauteur de vue, et au regard de tout ce qu'il croit, Bernard Golse ne pouvait pas «se taire», et ne pas s'engager dans cette défense du soin psychique si malmené, et dont ce petit livre apparaît comme un précieux et actuel étendard: un «cri d'alarme» (p. 10)!
Être pédopsychiatre et analyste (pourtant le «plus beau métier du monde», selon l'aveu très convaincant de Golse) est aujourd'hui dans un immense danger, et fait face à des risques monumentaux, que même l'enthousiasme, l'expérience, l'énergie et la productivité impressionnante de l'auteur additionnés (et de toutes les équipes et les praticiens qui se reconnaissent à cet endroit), n'arrivent pas à enrayer. L'humour non plus ne suffit pas à faire avec l'idée qu'on va bientôt garder les derniers pédopsychiatres dans une réserve comme une espèce «en voie d'extinction»; et que les options du soin psychique (pour toutes les équipes et professionnels de la santé mentale) se retrouvent rangées dans un musée poussiéreux. Ainsi, la revendication de ce «plus beau métier du monde» ouvre le livre (p. 7) et revient à la clôture de cet ouvrage (p. 149 sq.) dans la désignation d'un nécessaire «trésor à préserver» d'urgence, pour le bien des enfants et de leurs familles.
«Comprendre pour soigner» et «éviter que des destins ne s'inscrivent comme des fatalités irréversibles, quoi de plus exaltant?» (p. 149); voilà le credo pour répondre à la souffrance psychique d'un enfant ou d'un a