You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Kostas Nassikas est pédopsychiatre, psychanalyste membre de l'Association psychanalytique de France ; il a été responsable médical de la Maison des Adolescents du Rhône et chargé de cours en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'Université Lyon-1. Il a déjà publié, outre Exils de langue (, Puf) (dont Bernard Golse a rendu compte dans notre revue, no 2012/3), en tant que directeur, trois ouvrages importants : Fabriques de la langue (, Puf, « Le fil rouge »), Autorité et force du dire (, Puf, « Monographies de la psychiatrie de l'enfant »), L'absence aux origines du signe et du transfert (, EME éditions), dont j'ai rendu compte dans le no 2022/4 de la Rfp. Tous trois ont pour point commun, outre le fait d'être tirés de colloques, de faire se rencontrer psychanalyse, sémiotique et linguistique, mais aussi philosophie et poésie, autour de la place du langage dans le processus d'humanisation.
Ce nouvel ouvrage s'inscrit dans leur continuité, dans sa forme, mais surtout dans son contenu, avec un accent particulier mis sur la compréhension du « “tissage” de la sensorialité corporelle avec le langage [qui], dès la vie fœtale et jusqu'à l'âge adulte, fait le substrat de la relation et de la communication du sujet avec son environnement », qui s'éclaire par la prise en compte de la situation de l'humain comme vivant au sein de la nature, et partie de celle-ci.
Nassikas développe cette réflexion de façon dense et riche dans son texte : « Matière à signes : le corps ». Elle y prend pour point de départ les bio-logiques qui régissent la vie humaine comme celle de tout vivant : ces bio-logiques fonctionnent de manière binaire afin de classer toute information venant de l'environnement externe et interne en bonne, mauvaise ou indifférente pour la vie de l'individu. S'y ajoutent des psycho-logiques et des socio-logiques, les premières tentant de concilier la vie pulsionnelle et le principe de réalité, les secondes contribuant à la nécessité de trouver-créer sa place dans sa