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Dans la conclusion de son rapport, Bernard Brusset (2005) souligne la nature du concept de pulsion comme concept limite, cause et effet d'une première élaboration psychique, d'une première organisation, et l'exigence de travail imposée au psychique pas seulement du fait de son lien au somatique, mais aussidu fait de son lien à l'objet et comme mesure de l'exigence de travail imposée à l'objet : « Ainsi, à la première dimension du rapport psyché-soma comme origine de la conflictualité intrapsychique est adjointe la deuxième dimension interpsychique comme composante inconsciente de l'intersubjectivité » (pp. 85.86).
La formation et le fonctionnement de la réalité psychique exigent ce double travail, qui a été inauguré par Freud (1915) avec « Deuil et mélancolie » et la seconde topique. À ce propos, Ogden (2002) dit que Freud a posé les fondements de la théorie des relations objectales : l'objet perdu pour le mélancolique est gardé dans une façon d'identification avec lui. Ainsi, il n'y a pas de perte : l'objet externe disparu est remplacé par un autre objet (le Moi identifié avec l'objet). Dans la seconde topique, les limites entre les instances sont troublées par l'appartenance du Moi à l'univers de la réalité partagée avec les autres et à l'univers insaisissable de l'inconscient. D'après Green (1999), cela implique la dynamique continuelle des limites entre les instances (Moi, Surmoi, Ça) et entre le Moi et l'objet. L'objet est dans le Moi et en dehors du Moi.
La complexité demandée au psychique pour le travail nécessaire pour établir l'intrapsychique dans le lien au corps et à l'autre m'a fait risquer la noyade (comme la patiente Christine de B. Brusset) ou d'être écartelée comme son Christ-grenouille. Pour ressortir d'un enfoncement en pensées et concepts complexes qui se poursuivent et s'entrelacent, et me mettre à l'abri du combat entre